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A la recherche du scorpion jaune |
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Il y’a quelques temps, je vous avais parlé de ces merveilleux oiseaux qui fréquentent notre secteur du Pic, cette fois-ci, je voudrais vous parler de "l’Euscorpius flavicaudis" mais également et surtout du "Buthus occitanus", ou en français : du scorpion noir et jaune, brrrr, déjà rien que le nom nous procure un frisson...
L’histoire s’est déroulée ces derniers temps... Mon envie était grande d’aller à la rencontre du scorpion jaune. Me voici donc bardé de mon appareil photo et de ses accessoires, et en route pour les collines du secteur de Notre-Dame-De-Londres. Pourquoi cet endroit me direz-vous ? Tout simplement car j’y suis le facteur et que je commence à bien connaître ce secteur...Ils sont nombreux, les scorpions à Notre Dame et alentours ! On en distingue 2 sortes : le noir et le jaune ! D’ailleurs celui-ci a une piqûre plus dangereuse, parait-il, que le noir. En tous les cas, il est aussi plus volumineux.
Le noir, nous le trouverons dans les murs, dans les fissures des maisons et au bureau de poste de Saint Martin De Londres ! Le jaune lui se trouve en garrigue : sous les pierres. Il n’est pas utile de les soulever toutes car, en regardant bien, on apercevra devant celle-ci comme un petit endroit "propret", un peu comme font les grillons, vous savez... (Un entomologiste me disait récemment au sujet des scorpions : Grosses pinces= Venin plus "leger", et petites pinces= Venin plus "puissant" Et le jaune justement, à de toutes petites pinces... Mais revenons à mon histoire du début... Nous partîmes de bonne heure (moi et mon épouse) et notre fidéle "Junior" à la recherche du "grand scorpion jaune" Nous passâmes le village de Notre-Dame encore tout endormi. Et, en route pour les collines qui surplombent le petit village. Arrivés au bout de la petite route, nous laissâmes notre véhicule pour continuer à pied... Le soleil commençait à lécher le haut de la colline. Encore une belle journée me dis-je. Il allait faire beau et chaud. Le petit sentier nous amena rapidement à une petite source d’où s’échappait un filet d’eau. Je remarquais dans la petite ouverture faite de pierres sèches, une jolie toile. Et au centre une belle araignée. Au retour pensais-je, le soleil de ses rayons l’éclairera... Deux chardonnerets, sûrement dérangés par notre arrivée et par celle de notre chien, s’envolèrent bruyamment.
La source passée, le sentier se mit a grimper. Le sol était devenu tout à coup aride et sec, parsemé de rocailles et de touffes de thym. Il était temps pour nous de regarder plus en détail les pierres afin de déceler le petit rond propre qui trahirait la présence du "grand jaune". Ici ! Criai je, à l’attention de mon épouse : Il doit y être ! Je soulevais délicatement la pierre et nous l’aperçûmes. Celui-ci, à la vue de la lumière, se recroquevilla sur place. Je demandais à Nicole de me tenir la pierre afin que je puisse le photographier. Ce qu’elle fit, non sans esquisser une grimace... Tu ne penses pas qu’il pourrait me piquer ? Non non, tiens moi la pierre ! J’avais troqué mon télé de 300 contre mon 100 macro. Tout en sachant que par manque de lumière j’aurais sûrement "du bougé". Mon flash étant resté ce jour-là à la maison... Celui ci, à la vue de la lumière, se recroquevilla...
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10 petits aux yeux noirs |
Le sentier maintenant s’enfonçait dans les pins. En route vers le "Piérrédon" ! Bientôt le soleil nous rattrapa. Quelques cigales commençaient à chanter. Comme celle-ci avec ses grands yeux étonnés !

Au fond du vallon, nous entendîmes les premiers cris roulés des guêpiers. Ah, mes guêpiers... S’ils n’existaient pas, je les inventerais ! La colline semblait s’éveiller. Avec ma compagne, nos regards se croisèrent. Nous étions bien. Je levais la tête ; un arc-en-ciel passa par dessus nous, tel une bénédiction...

De là-haut, nous devrions avoir une belle vue sur Notre-Dame lui dis je ! Encore un effort...
Nos pieds foulaient maintenant une espèce de grande dalle rocheuse. Je m’approchais du bord prudemment. J’entendis Nicole rappeler notre chien à ses pieds... Fais attention me cria-t-elle ! J’avançais prudemment. Quelques genévriers me cachaient encore la vue mais bientôt un superbe panorama s’étendit à mes pieds. Toute la plaine de Londres baignait dans une lumière magique, presque charnelle
Ce fut comme une grande gifle que je pris en pleine figure ! Mon épouse m’avait rejoint... Le Pic Saint Loup se dressait à notre gauche toujours aussi majestueux. Et face nous le village de Notre Dame s’éveillait. Des bruits montaient à nos oreilles et des senteurs de thym à nos narines. Comment vous expliquer ? Mais cela ne s’explique pas ! Cela se vit ! Alors je décidais, ou plutôt j’essayais d’immortaliser ce moment. C’était trop beau ! (L’image ci dessous, vu sa petitesse, reflète mal la réalité du moment...)
La plaine de Londres était à mes pieds - Ce fut comme une grande gifle que je pris en pleine figure!
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Tout doucement, le village de Notre Dame s’éveillait
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Des bruits montaient à nos oreilles, et des senteurs de thym à nos narines
Notre chien "Juju" s’y allongea de plaisir
Chemin faisant, nous étions revenus à notre point de départ. Revoici la petite source. Notre chien "Juju" s’y allongea de plaisir. Nous le regardions faire avec envie... Le soleil maintenant éclairait la toile...

J’en profitais pour photographier la belle. Le soleil à présent était haut dans le ciel, tout en haut. les guêpiers s’en donnaient à coeur joie. Ce n’étaient que planés et glissades. Toute la garrigue chantait. Oui vraiment, c’était une belle journée qui s’annonçait et une bien belle histoire qui s’achevait. Celle du "grand scorpion jaune" pardi... Mais des histoires, j’en ai beaucoup d’autres à vous raconter. Mais il est tard, Monsieur, je dois rentrer.
Textes sons et images de Christian Segonne.